KISTIN ( "chataîgne", en breton ) est un des premiers mots que les enfants scolarisés dans cette langue retiennent, la rentrée en maternelle se faisant en septembre lorsque les chataîgnes commencent à tomber sur les cours de récréation. " O tastum kistin emaon..."   
        
         KISTIN, un nom facile à retenir pour une musique qui se veut accessible pour tous.

          KISTIN a d'abord été un trio qui s'était formé de façon fortuite et pour un seul soir, en août 2004 : il devait animer à la demande du comité des fêtes de la Clarté le fest-noz du pardon ... annulé pour cause de pluie ! Un 15 août, on n'avait jamais vu ça ! Biskoaz kement all ! Qu'à cela ne tienne, ils n'allaient pas s'arrêter en si bon chemin ! Depuis un mois et demi qu'ils essayaient tant bien que mal de monter un répertoire ... l'envie était là, le désir de jouer ensemble pour faire danser, et les occasions ne manquaient pas : cours de danses, fest-deiz, petits fest-noz locaux, animations culturelles diverses.

         Un an plus tard, le groupe KISTIN, déjà très apprécié, s'élargit  à quatre avec l'arrivée de Laurent Le Goff, flûtiste de Beg Melen, et propose un répertoire varié, mélant les couleurs de différents instruments pour le plus grand plaisir des danseurs : flûte, saxophone avec Thomas Bocher ; accordéon diatonique avec Gael Kervran ;  binioù, bombarde et  guitare avec Yves-Marie Le Bras ; flûte, bodhran et derbouka avec Laurent Le Goff. 

         KISTIN, c'est aussi la rencontre de l'univers associatif, de la petite pratique "amateurs" -certains prennent toujours des cours d'instruments -  et du monde de l'intermittence : Yves-Marie et Gael, tous deux parents à Diwan (Lannion) jouaient surtout sans sonorisation pour les festivités diverses de cette école ; Thomas, en revanche, avaient déjà l'expérience des scènes de festoù-noz par sa participation depuis plusieurs années aux groupes Loar Gann et Daouad notamment. Laurent, quant à lui, harpantait régulièrement les sessions et jouait avec six autres musiciens dans Beg Melen ; il ne connaissait pas encore les joies des formations réduites où tous les risques sont encourrus ! Mais, loin d'être un obstacle au bon fonctionnement du groupe, ces écarts rappellent finalement  à chacun que le rapport à la musique est forcément multiple, mouvant et que la culture bretonne est une sphère qui permet justement ce genre de rencontres dans la simplicité et la communion des énergies, au-delà des différences de  parcours et de niveaux.Tirant largement profit de ces écarts et de ces différences, Kistin est avant tout un groupe qui prône l'ouverture (couleurs instrumentales, occasions de jouer très diverses du fest-noz local au marché nocturne...),  l'accessibilité (par un répertoire de danses courantes, par des arrangements simples et une volonté de jouer aussi pour les écoles ou les cours d'initiation)
        

         Dépasser ses peurs, s'enthousiasmer en faisant danser les gens aussi souvent que possible, se faire plaisir en donnant du plaisir aux danseurs quels qu'ils soient, telles sont les énergies qui les animent. Tous musiciens du Trégor, quoique d'horizons très différents donc, ils ont tous les quatre à coeur de jouer dans leur secteur géographique et espèrent que vous viendrez nombreux partager leur musique.